Ce que l’échelle mesure vraiment
L’échelle lit le volume que prend une envie et ce que coûte de la laisser passer. Les affirmations parlent de nourriture prise après la satiété, d’argent parti hors du budget, d’un plaisir qui continue après le point où tu comptais t’arrêter. Ce n’est pas ton appétit qui compte ici, c’est la force de la traction.
Elle est rangée dans le névrosisme parce que céder laisse presque toujours un agacement contre soi, et la ressemblance familiale s’arrête là. Des six échelles du domaine, c’est elle qui tient le moins bien avec les autres : 0,44 face aux cinq restantes, le plus bas des six. Son lien le plus solide se trouve dehors, avec la prudence : moins 0,53.
Une soirée ne prouve rien : tout le monde finit le paquet de temps en temps, et après une semaine dure la main va vers ce qui est facile. Ce que l’échelle regarde, c’est la semaine banale, celle où rien ne va mal et où l’envie gagne quand même.
Dans la recherche, ce terrain porte presque toujours le nom d’impulsivité, et les textes plus anciens parlent de faiblesse du contrôle de soi. Nos formulations viennent du réservoir d’items ouvert de Goldberg, mis en ordre par Johnson, et n’appartiennent à aucun inventaire commercial.